Comment fonctionne le réchauffement planétaire?

Nous avons le pouvoir de renverser la crise climatique

Nous pouvons faire notre part

Le réchauffement planétaire est comparable à une couverture.

Les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l’oxyde d’azote (N2O) issus de la combustion du charbon, du pétrole, du gaz naturel et de l’essence (combustibles fossiles), de l’abattage des arbres ou des incendies de forêts ainsi que de l’agriculture industrielle (exploitation des terres), ont un talent spécial : ils forment autour de la terre une couverture qui conserve la chaleur pendant des milliers d’années. Dans des conditions historiques, lorsque la Terre respecte le bilan énergétique, ces gaz assurent le maintien d’une température moyenne mondiale de 15 degrés Celsius.

Aujourd’hui, en raison de l’augmentation galopante des émissions de gaz à effet de serre, nous ajoutons de plus en plus de couvertures au-dessus de la Terre, et il fait de plus en plus chaud. Nous passons du bien-être à la surchauffe. C’est parce que nous perturbons l’équilibre énergétique de la Terre, et cela chamboule le climat.

Selon les grands climatologues du monde, même un réchauffement planétaire d’un demi-degré confronterait le monde à un risque implacable de changements météorologiques encore plus extrêmes. Malheureusement, si nous ne mettons pas la pédale douce sur notre utilisation de l’énergie et des terres, les systèmes humains et naturels risquent de subir un réchauffement supplémentaire de 3 degrés ou plus. C’est tout simplement trop de couvertures! 

Nous avons beaucoup de travail à faire pour éviter d’ajouter des couvertures de gaz à effet de serre sur la surface de la Terre. C’est parce que les systèmes naturels de la Terre – les océans et nos forêts, les plantes et les sols — absorbent environ la moitié des gaz à effet de serre que le monde émet dans l’atmosphère chaque année. Nos océans, nos arbres et nos plantes ont aussi des limites. Pour faciliter le rééquilibrage de la Terre, nous devons réduire substantiellement l’utilisation des combustibles fossiles et en faire davantage pour protéger les systèmes naturels.

L’atmosphère est comme une baignoire : elle se remplit et c’est risqué

Pour bien saisir l’ampleur de notre tâche, prenez une baignoire sur le point de déborder et dont les robinets sont ouverts au maximum. Si vous fermez le robinet juste un petit peu pour ralentir le débit d’eau, la baignoire finira quand même par déborder. Pour éviter le débordement, il faut fermer le robinet, et pour abaisser le niveau d’eau, il faut enlever le bouchon.

Ensemble, nous pouvons faire une différence

Le seul moyen d’éviter l’augmentation de la concentration totale des gaz à effet de serre dans l’atmosphère (l’eau qui s’accumule dans la baignoire atmosphérique) est d’unir nos forces pour faire chuter les émissions mondiales en dessous de la moitié du niveau actuel au cours des 10 prochaines années, puis de passer à près de zéro émission d’ici 30 ans. Si le Canada et le reste du monde font leur part pour atteindre ces objectifs, et nous en sommes capables, le système énergétique de la Terre retrouvera son équilibre et nous éviterons un dangereux réchauffement planétaire.

En d’autres termes, pour remédier au changement climatique, nous devons, d’une part, cesser de brûler des combustibles fossiles et d’altérer les terres afin de couper l’eau (fermer le robinet), et, d’autre part, accroître la capacité de la Terre d’absorber le carbone en plantant des forêts, et en les protégeant, et en modifiant la foresterie industrielle et les pratiques agricoles (soit, en élargissant le drain pour réduire la quantité d’eau accumulée). Nous pourrions aussi avoir besoin de technologies permettant de capter le CO2 emprisonné dans l’atmosphère ou émanant des activités industrielles.

Si nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 50 % au cours des 10 prochaines années (fermer le robinet), nous pouvons stopper l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 

Fermer le robinet

Pour éviter que les gaz déjà présents dans l’atmosphère provoquent un réchauffement ou transitent par la Terre en réagissant à un réchauffement inévitable (rétroaction positive), nous devons faire plus. En d’autres termes, nous devons réduire ce qui est déjà dans l’atmosphère en protégeant et en restaurant les forêts, et en gérant les terres de façon à assurer la santé des sols. C’est-à-dire que nous devons abaisser le niveau des gaz à effet de serre de notre baignoire atmosphérique en en élargissant le drain et en veillant à ce qu’à l’avenir, ce niveau demeure bien en dessous de ce que la Terre peut naturellement absorber

Élargir le drain

Le saviez-vous? La pollution atmosphérique et le changement climatique sont deux réalités différentes.

Durant la pandémie de la Covid-19, bon nombre de personnes ont remarqué que l’air semblait plus propre et que l’on respirait mieux dans les villes polluées. C’est parce qu’associée à la génération de gaz à effet de serre persistants, l’utilisation de combustibles fossiles produit aussi des émissions éphémères d’acides et de particules ainsi que des gaz volatiles à l’origine du smog et des pluies acides. Ces polluants éphémères retombent sur la Terre lorsqu’il pleut, ou par l’intermédiaire du transport aérien, en quelques semaines seulement. 

Nous réduisons aussi la pollution éphémère en dotant les centrales électriques et les usines d’épurateurs ou en ajoutant des capuchons qui empêchent les gaz volatiles de s’échapper des pompes à essence. Lors d’un ralentissement économique, comme celui que nous avons connu durant la récente pandémie, nous conduisons moins et utilisons moins d’essence, brûlons moins de charbon pour produire de l’électricité ou d’autres carburants qui servent à faire fonctionner les usines. Résultat : l’air que nous respirons est plus propre. Et un air plus propre est une bonne chose, parce que le smog et les émissions acides nuisent à notre santé et à l’environnement.

Il serait, bien sûr, préférable de jouir d’un air propre et d’un climat sécuritaire grâce à des moyens positifs. La meilleure façon d’y parvenir, et de remédier aussi au changement climatique, consiste à nous tourner vers d’autres sources d’énergie et à gérer différemment les terres. 

Les gaz à effet de serre sont persistants et dépassent la capacité de la Terre de les absorber d’au moins de moitié, ce que signifie que, chaque année, ils augmentent dans l’atmosphère, à la manière d’une baignoire qui se remplit. Ces gaz à effet de serre demeurent dans l’atmosphère des centaines, voire des milliers d’années, pas juste quelques semaines, et ils retiennent la chaleur à la surface de la Terre. Pour remédier au changement climatique, nous devons réduire les émissions issues de la consommation énergétique et de l’exploitation des terres de façon substantielle, et pas juste un petit peu, si nous voulons voir une amélioration.  

La bonne nouvelle est qu’en résolvant le problème du changement climatique, on résout en même temps le problème de la pollution atmosphérique. Cliquez ici pour en savoir plus.

Maintenant, parlons des solutions.

Vous savez ce contre quoi nous nous battons. La bonne nouvelle est que nous pouvons faire beaucoup de choses pour ralentir le changement climatique et protéger nos collectivités. Cliquez ici pour savoir ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui, ou explorez les sections ci-dessous.

En savoir plus sur le changement climatique et les solutions :

Les citoyens peuvent faire leur part

Les gouvernements peuvent faire leur part

Comment et pourquoi le changement climatique affecte le Nouveau-Brunswick

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Découvrez nos vidéos sur la façon dont le changement climatique affecte les choses que nous aimons au N.-B.

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